Monde de l'emballage, Applications

Vers une logistique emballante

25 janv. 2019 — emballage, packaging du futur, innovation
Imprimer
Emballage de demain

Dans un monde tourné vers le futur et l'innovation, le domaine de l'emballage se doit, lui aussi, de réfléchir à son évolution et aux nouvelles attentes de ses consommateurs.

Dans un monde tourné vers le futur et l'innovation, le domaine de l'emballage se doit, lui aussi, de réfléchir à son évolution et aux nouvelles attentes de ses consommateurs.

Offrir de multiples options de livraisons

Autrefois perçue comme une offre différenciante, la livraison gratuite est désormais devenue la norme. Toutefois, la commodité surpasse de plus en plus tous les autres critères. Pour preuve, selon un rapport MetaPack de 2017, près de 35 % des cyberconsommateurs se disent prêts à payer pour que leurs articles soient livrés exactement au moment et à l’endroit où ils le souhaitent. La clé n’est donc plus la gratuité mais bien le sur-mesure.

Ce qui explique pourquoi de nouvelles options émergent : consigne, point relais, à domicile, coursier en magasin avec le click & collect… Le consommateur a désormais l’embarras du choix.En revanche, les transporteurs, eux, n’ont pas le choix : ils doivent mettre en place des réseaux et des centres de distribution hautement mécanisés pour répondre à cette nouvelle donne. Le tout dans un contexte où le développement durable devient une priorité.

C’est le début d’une nouvelle ère, avec les investissements autour des véhicules électriques, des véhicules autonomes, des drones, …

 

emballage-e-commerce-1.jpg

Devenir un pro de la reverse logistics

Place aussi à un nouveau service, le retour gratuit. Chez Sarenza, numéro 1 de la chaussure en ligne (presque 300 M€ de CA en 2017), il existe une double promesse : la possibilité d’un retour gratuit en 48h et celle de bénéficier de 100 jours pour essayer ses chaussures à domicile avant de les retourner en cas de problème. Des formules qui trouvent des adeptes : le taux de retour en France varie entre 3 et 10%. En Allemagne, où le consommateur paie à la livraison, il atteint les 50 %.

Autre exemple, celui de Zalando, leader de la vente de vêtements en ligne en Europe (4 Mds € de CA en 2017), qui propose gratuitement, à Paris et à Lyon le retrait du colis « retourné » directement au domicile du shopper. Grâce à “Retour à la demande” (c’est le nom du service), il est possible de renvoyer les articles de son choix dans un créneau Express de 30 minutes ou sur prise de rendez-vous. Pour offrir ce service, il a monté un partenariat avec le livreur urbain Stuart.

 

logistique-emballante-1.jpg

 

Tout l’enjeu est, après les retours, d’accélérer le flux et la réintégration dans les stocks disponibles. Mais le jeu en vaut la chandelle. L’exemple de ces champions de l’e-commerce le prouve : la bonne gestion des retours augmente le taux de satisfaction des clients, qui sont rassurés et, in fine, plus tentés de multiplier leurs achats. Au passage, cela contribue à améliorer l’image de marque des e-commerçants.

S’inscrire dans une logistique « augmentée »

Toutes ces évolutions entrainent les acteurs de l’e-commerce dans une gestion de plus en plus fine de leur supply chain, avec un traitement des données en temps réel et des automates en entrepôt pour optimiser les opérations. Les investissements dans le secteur seront multipliés par 10 dans les prochaines années prédit une étude du cabinet Tractica. A venir aussi prochainement, le développement de l’intelligence artificielle, qui deviendra un véritable outil d’aide à la décision tandis que la réalité virtuelle sera mise à contribution pour faire des simulations (par exemple pour prévoir des pics d’activités…). Sans oublier l’Internet des objets (Iot) appliqué aussi bien aux camions, aux produits qu’aux conteneurs et qui offrira traçabilité et interactions dynamiques. Beaucoup d’innovations à prendre en compte au final, mais pour la bonne cause : car cette transition vers une logistique plus smart, plus collaborative et plus automatisée sera clé dans la performance des e-marchands.

 

*Baromètre Fevad, 2018

S’adapter au e-commerce on demand

logistique-emballante-3.jpgAnnée après année, les chiffres du e-commerce ne cessent de se développer. 505* millions de colis ont été livrés en 2017, soit une augmentation de 10,5% par rapport à 2016. De même, la fréquence d’achat sur internet continue à croitre : 54% des internautes ont acheté en ligne lors du dernier mois, un chiffre en progression de 1 point en un an. De quoi bousculer considérablement la supply chain du cybermarchand, qui doit se rapprocher du consommateur avec une souplesse optimale. Car le client d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier : à l’ère d’Amazon, il veut tout, tout de suite et si possible, pouvoir échanger ou retourner rapidement des articles : en moyenne, 1/3 des articles sont retournés en e-commerce. Tout ceci implique des innovations constantes de la part du e-commerçant.