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Noël 2018 : Aline HD & la maison Adler

12 déc. 2018 —
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Pour ce dernier article inédit de 2018 et à l’approche des fêtes de fin d’année, Creative Power est parti en quête de vitrines de Noël pour vous faire rêver. Et comme souvent, le papier de création est le support que privilégient nombre de créateurs en raison de sa variété de couleurs et textures et de sa grande maniabilité. Tout ou presque semble possible à partir d’une simple feuille de papier haut de gamme. C’est ce que prouve Aline Houdé-Diebolt, une créatrice de vitrines et artiste du papier, grâce à ses 12 scènes réalisées pour le joaillier suisse Adler. Découverte.

Pour ce dernier article inédit de 2018 et à l’approche des fêtes de fin d’année, Creative Power est parti en quête de vitrines de Noël pour vous faire rêver. Et comme souvent, le papier de création est le support que privilégient nombre de créateurs en raison de sa variété de couleurs et textures et de sa grande maniabilité. Tout ou presque semble possible à partir d’une simple feuille de papier haut de gamme. C’est ce que prouve Aline Houdé-Diebolt, une créatrice de vitrines et artiste du papier, grâce à ses 12 scènes réalisées pour le joaillier suisse Adler. Découverte.

Aline HD, son itinéraire du design textile aux vitrines de la maison Adler

Set design, windows display, paper design… Aline Houdé-Diebolt, alias Aline HD, décline le papier sous plusieurs angles. Avec sa solide formation et son âme d’entrepreneuse, elle a réussi à se faire une jolie place dans le monde du papier créatif. Elle nous relate son itinéraire.

 

Creative Power : Pouvez-vous évoquer en quelques mots le parcours qui vous a menée jusqu’au papier ?

Aline Houdé-Diebolt : J’ai très tôt su que je voulais travailler dans le domaine de la création, sans savoir exactement quel métier exercer. Après un Bac en Arts appliqués à Strasbourg, j’ai poursuivi à l’ESAAT de Roubaix en Design textile, une filière qui associait couleurs, formes, motifs et matières, tout ce qui me plaisait. Puis, je suis entrée à l’École Duperré à Paris où j’ai intégré un DSAA « Mode et Environnement ». C’était très enrichissant car j’y ai côtoyé des spécialistes de divers domaines. Ensuite, j'ai décidé de partir en Chine, près de Shanghai, dans un Institut d’art traditionnel où j’ai découvert, entre autres, le papier découpé. À mon retour, j’ai complété mon parcours universitaire avec un Master en Gestion des Métiers du Design et du Luxe. Ayant toujours eu envie de me mettre à mon compte, je voulais enrichir mon apprentissage de compétences entrepreneuriales.

 

CP : Comment avez-vous démarré votre carrière ?

AHD : J’ai tout d’abord occupé un poste assez éloigné de ma formation créative, car j’avais comme objectif de me familiariser avec le fonctionnement d’une grande société et de m’immerger dans le monde du luxe de manière générale. J’ai donc travaillé dans une conciergerie de luxe en tant que responsable évènementiel et artistique. J’organisais des événements pour des grandes maisons de luxe et des personnalités. Mais frustrée de ne pas utiliser mes mains, je suis revenue à mes premiers amours en me mettant à mon compte en 2013. J’ai tout d’abord dessiné des motifs, puis je les ai mis en volume avec le papier. Depuis, je n'ai pas cessé d’utiliser ce support ! Tout en développant mes techniques, mon univers et ma gamme de couleurs.

 

CP : Pourquoi avoir débuté vos créations avec le papier ?

AHD : C’est un matériau universel que chacun côtoie et possède chez soi. L’idée de pouvoir sublimer ce type de support, le pousser à l'extrême à tel point que le spectateur se demande si c’est vraiment du papier, me plaît beaucoup.

 

CP : Parlons de vos réalisations, et notamment de celle qui a eu un effet déclencheur dans votre parcours.

AHD : « Sous le soleil exactement » est un décor que j’ai réalisé pour la vitrine des Ateliers de Paris (Paris 11e), où j’ai été incubée. C’était ma première carte blanche pour décorer une vitrine, qui plus est dans un quartier passant de Paris. Grâce à cette visibilité, j’ai pu décrocher bon nombre de missions, dont une autre carte blanche pour une grande maison : Hermès. J’ai mis en scène 4 vitrines de 16 m2 à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle sur la thématique « le sens de l’objet », en piochant les gammes de couleurs de chaque vitrine dans un carré de soie différent.

2-Sous le soleil exactement.jpg

« Sous le soleil exactement », vitrine carte blanche imaginée pour les Ateliers de Paris

3-Hermes-Sens objet.jpgVitrine Hermès pour le Noël 2017, aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, sur le thème « le sens de l’objet »

4-Hermes-Aline HD.jpgAline HD en chair et en papier ! Vitrine de Noël 2017, Hermès

Aline HD réalise les vitrines suisses de Noël 2018 pour le joaillier Adler

Ce ne sont pas moins de 12 vitrines de la joaillerie Adler mises en scènes par Aline Houdé-Diebolt qui sont visibles tout le mois de décembre 2018 en Suisse. Pour cet événement de Noël, elle nous relate tout le processus créatif et son approche du papier, principalement choisi chez Antalis.

 

CP : Pour Noël 2018, vous avez réalisé des vitrines pour un joaillier suisse. Pouvez-vous nous en dire plus ?

AHD : Il s’agit de la maison Adler, pour leurs boutiques de Genève et de Gstaad. J’y ai travaillé « à ma façon » tout en respectant les codes de la marque. L’ensemble réalisé ne représente pas moins de 12 vitrines, soit 730 heures de travail ! À partir de la thématique du voyage, chère à Adler, j’ai fait un clin d’œil à divers moyens de locomotion, abordés sous un angle vintage : montgolfière, traîneau, télécabines, locomotive à vapeur, une bicyclette « grand-bi »… Des centaines de paquets cadeaux aussi ! L’échelle était tellement petite (puisque à la mesure des bijoux) que les nœuds des paquets ont été réalisés à l’aide de brucelles (pinces utilisées en horlogerie). Un vrai travail d’orfèvre pour moi aussi !

5-Adler1.jpgVitrine de Noël 2018 du joaillier suisse Adler : le voyage imaginé par Aline HD

6-Adler2.jpgOn s’envole avec la maison Adler et Aline HD !

7-Aline-hd-Adler.jpgOn s’envole avec la maison Adler et Aline HD !

8-Aline-hd-Adler.jpgSuperbes montgolfières en papier Pop’Set et Curious Metallics par Aline HD

9-Adler5.jpgLa locomotive selon Aline HD, pour les vitrines de la maison Adler

10-Adler6.jpgSens du détail sur les roues et mécanismes en papier de la locomotive

11-Aline-hd-Adler.jpgAmbiance d’hiver avec ces traîneaux chargés de cadeaux en papier

CP : Dans le même style très minutieux, notre attention a été retenue par votre série de réalisations personnelles, « Fragments de Paris ». De quoi s’agit-il ?

AHD : Ces pièces personnelles encadrées sont destinées à des particuliers ou des expositions. J’ai notamment réinterprété l’horloge du Musée d’Orsay, le fronton de l’Hôtel de Ville de Paris. Il s’agit d’un travail de superposition de papiers blancs.

12-Orsay.jpg« Fragments de Paris » : série de réalisations personnelles. Ici, l’horloge du Musée d’Orsay à Paris

13-Detail HDV.jpgDétail du Fronton de l’Hôtel de Ville de Paris : superposition et minutie

CP : Dans ces œuvres personnelles, tout comme dans le projet pour la maison Adler, l’échelle choisie est vraiment très petite. Mais vous travaillez également des formats plus grands. Quels impacts cela a-t-il sur votre travail avec le papier ?

AHD : « Dans Fragments de Paris », certaines pièces mesurent 1 mm. J’aime cette variation d’échelles et ce goût du détail. Ne serait-ce que le grammage : plus la création est grande, plus le papier est épais et le grammage élevé, ce qui conditionne les techniques choisies et la découpe. Les papiers fins utilisés pour des éléments de petite taille sont quant à eux très délicats, ont tendance à vite gondoler et nécessitent des systèmes de fixation (colles ou autres) adaptés.

 

CP : Dans le projet pour la maison Adler, vous avez privilégié les gammes d’Antalis. Pouvez-vous nous en dire plus sur vos choix de papiers ?

AHD : En effet, quasiment tous les papiers viennent de chez Antalis pour ce projet. Mon choix se fait toujours en fonction des couleurs. Le grammage vient dans un second temps. Il est important pour moi d’avoir une gamme de couleurs qui me satisfait, ce qui est le cas chez Antalis où le choix est très large en matières et couleurs. J’ai beaucoup puisé dans les collections Pop’Set et Curious Metallics. En partant de la couleur phare de la maison Adler, le bordeaux, j’ai enrichi avec des déclinaisons de rouge, d’orangé, de jaune et aussi de bleu nuit.

 

CP : Quels sont vos autres projets ?

AHD : Je produis également des contenus pour les réseaux sociaux (Instagram), souvent avec des GIF animés. Par ailleurs, des particuliers me commandent des réalisations inspirées de ma série Fragments de Paris, où j’interprète des monuments. Comme cet Alsacien qui m’a demandé de réaliser une œuvre inspirée de la cathédrale de Strasbourg. J’aimerais justement répondre de plus en plus à ce type de sollicitations et exposer mes créations personnelles. Les vitrines sont des réalisations éphémères, souvent considérées comme du décor. Or, créer pour des particuliers ou des galeries permet de donner naissance à des œuvres qui durent dans le temps.

 

Suivez l’actualité d’Aline HD en 2019 qui promet d’être riche ! Exposition de réalisations personnelles, lancement d’un studio créatif avec un associé « hybridateur de matériaux » (spécialiste d’un large éventail de matériaux)… Son Facebook. Son Instagram.

 

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Crédits des photographies : © Cinemi Studio